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Comprendre l'énergétique et le Tao

Je ne pouvais commencer, pour ce premier article, par autre chose qu’une explication sur le terme d’énergétique et le concept du Tao.

Le premier, car il est galvaudé, rangé à la fois au rang de la sorcellerie et au rang de mystère qui fonctionne, et l’autre, car en lui substituant une lettre, l’on passe de Tao à Mao et l’on pense qu’il s’agit de la même chose alors qu’ils ne partagent que leurs origines géographiques.

Nulle envie d’écrire une thèse sur le sujet, ce dont je ne serais sûrement pas capable, mais simplement d’expliquer, synthétiser pour apporter une meilleure compréhension au profane. Certains aspects vont bien sûr décevoir certains qui s’attendent à de plus grands approfondissements ou une explication moins simpliste, plus précise.

Je me risque donc à une simplification voulue de ces concepts pour mieux le diffuser et le faire comprendre. Bien sûr bien d’autres aspects viennent à couvrir tout cela et il serait réducteur de n’imaginer que les aspects présentés ici. Mais le Tao et le taoïsme méritent une, voire plusieurs, vie de travail, de vie au quotidien, et il faut bien commencer quelque part.
Une part amusante du concept du Tao que nous allons évoquer est sa simplicité, son aspect naturel, et souvent l’on trouve dans ceux qui veulent aller dans une perfection du concept un grand éloignement par rapport à l’idée de base.
J’aime particulièrement ce concept du Tao, car il nous ramène constamment à cette simplicité sans pour autant manquer d’exigence et de rigueur d’esprit, et en nous exprimant tout le champ des possibles. Tout et son contraire dans un concept, diantre !

J’ai récolté mon maigre savoir sur ce sujet au contact de Michel Brémont à Revel, un maître qui vie son taoïsme et qui m’a permis de changer profondément mon regard et ma compréhension du Taoïsme. Pascal Lafond dans son enseignement de la Poyethérapie m’a quant à lui donné un cadre théorique très fort et donné, et me donne encore, une approche en apparence différente, mais en réalité simplement orientée différemment.
Il faut toujours citer ses maîtres en la matière, leur rendre hommage, car ils participent à notre propre compréhension du monde et ici du Tao qui, vous allez le voir, est à la fois un cadre quasi physico-pratique et une philosophie.

Énergie, énergétique, magnétisme...

Tordons déjà le cou à une confusion ici et clarifions les choses. L’énergétique n’est pas le magnétisme, ni même le Reiki. Ma conviction comme celle de beaucoup d’autres et que l’on utilise en effet les mêmes canaux dès que l’on entre dans ces univers dit « subtils » (en lien avec la qualité de leur perception), mais il est important de ne pas tout mélanger et de tracer une ligne forte de séparation sans dénigrer ni jugement entre les pratiques (l’art même du Tao).

Ainsi, et je parle encore de conviction, l’énergie utilisée par le praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) est sûrement la même que celle utilisée et emmagasinée par le magnétiseur, le praticien Reiki, le praticien d’Access Bar et autre discipline, mais il y a dans la pratique de l’énergéticien ou de l’énergéticienne une conscience du support de la Médecine Chinoise.

Toutes ces pratiques font appel à de l’énergie. Cela est le point commun et il s’agit très certainement de la même énergie mise sous des noms et termes différents. Les Chinois parlent de Qi (ou Chi, ou encore Tchi suivant les traductions), et ce Qi alimente toute chose dans l’univers. La terre (les choses sont bien faites) faisant justement partie de l’Univers, et nous avec ; nous n’échappons pas à cette irrigation.
Cette énergie nous irrigue que nous l’appelions ou non, en continu, plus ou moins bien. Elle agit, pour le corps, comme un carburant, ou plutôt un adjuvant qui permet au corps d’avoir une meilleure combustion des énergies qu’il obtient dans son alimentation par exemple. Le Qi est en réalité de plusieurs natures : il y a le Qi « cosmique » (Yang), comprenez ici un Qi que l’on va aller puiser, cultiver, un Qi « tellurique » (Yin) qui participe au Qi cosmique, il est d’ailleurs en réalité ce même Qi qui aura passé la ceinture magnétique terrestre, un Qi « capital de naissance », forme d’adjuvant suprême et absolument nécessaire, qui est notre réserve de Qi pour la vie dont les Chinois situent le stockage dans les Reins, et d’autres formes de Qi obtenues par l’alimentation notamment.

Les précisions sur le Qi cosmique Yang et le Qi tellurique Yin sont très simplistes et je ne peux, au risque d’alourdir fortement le propos, prendre le temps ici de détailler le Yin et le Yang. Qi cosmique et Tellurique ne qualifient pas le Yin et le Yang, mais Yin et Yang indiquent la nature de ces 2 Qi.

Tout cela forme un circuit complexe en apparence, mais globalement assez simple tant que l’on y adjoint pas les translittérations des termes chinois qui viennent forcement compliquer l’approche de tout bon occidental, barrière de la langue oblige.

Ces différents Qi se mélangent, l’un vient compléter l’autre si l’on manque globalement de Qi, et l’idée de fond et de puiser le moins possible dans le Qi capital de naissance pour obtenir une longue vie.

Pour cela, l’on va soigner son alimentation suivant le principe des 5 couleurs, des saveurs, des cuissons (nous en reparlerons dans un autre article tant ce sujet mérite à lui tout seul un pavé), sa santé en optimisant la distribution de ce Qi (nous allons justement en parler), et cultiver la récolte du Qi via des pratiques d’art énergétique ou bien martial, les 2 principaux étant pour l'art énergétique : Le Qi Gong, et le Taï Tchi pour la partie art martial. Cette cueillette ou récolte du Qi, suivant les expressions toujours très poétiques de la pratique asiatique, est fondamentale pour à la fois se recharger en Qi mais aussi, d’une certaine manière, curer les canaux qui distribuent le Qi dans notre corps et qui s’encombrent avec le temps.

L’on peut aussi faire appel à la technique du massage, la médecine chinoise préconisera le Tui Na (Pousser et saisir), d’autres branches japonaises iront puiser dans le Shiatsu (Doigts, pression). L’idée est encore ici d’optimiser la circulation du Qi.

L’alimentation va également jouer un rôle, stimulant des couleurs, des saveurs, des cuissons particulières. C’est tout le domaine de la diététique chinoise.

Citons enfin et bien naturellement, car c’est la partie la plus connue, l’acuponcture (si pratiqué avec des aiguilles) ou la digiponcture (pratiqué par pression des doigts) le long des méridiens pour favoriser la circulation du Qi.

Quoi ? Méridiens ? Justement !

Le réseau de distribution : les vaisseaux ou méridiens

L’appellation classique pour ces canaux est celle de méridien. Les méridiens, ou méridiens d’acuponcture seraient mieux traduits sous le terme de vaisseaux, mais il s’agit de la même chose. Peu importe le terme, vaisseau, canal ou méridien, l’idée profonde est que ce moyen transporte l’énergie. Où ? Vers les organes (Yin) ou viscères (Yang) du corps.

La médecine chinoise indique 12 méridiens principaux reliés à 6 organes et 6 viscères :

  • Méridien Poumon
  • Méridien Gros intestin
  • Méridien Estomac
  • Méridien Rate
  • Méridien Coeur
  • Méridien Intestin Grêle
  • Méridien Vessie
  • Méridien Rein
  • Méridien Maître Coeur
  • Méridien Triple Réchauffeur
  • Méridien Vésicule Biliaire
  • Méridien Foie

Ensuite il y a 8 merveilleux vaisseaux ou méridiens curieux qui ont la particularité de ne pas être en relation spéciale avec un organe ou viscère. Entre autres particularités.

  • Du Mai (Vaisseau Gouverneur)
  • Ren Mai (Vaisseau Conception)
  • Chong Mai (Vaisseau Pénétrant)
  • Dai Mai (Vaisseau Ceinture)
  • Yin Qiao Mai (Vaisseau Yin du Talon)
  • Yang Qiao Mai (Vaisseau Yang du Talon)
  • Yin Wei Mai (Vaisseau de Liaison du Yin)
  • Yang Wei Mai (Vaisseau de Liaison du Yang)

Et avec cela, nous voilà bien avancés !

Je ne peux faire l’impasse dans cette présentation sur l’existence ces méridiens, ils font partie des fondations du système de distribution d’énergie. Les connaître importera peu au non-praticien, mais connaître leur existence vous permettra de comprendre le travail du thérapeute énergéticien.

Comprenez ici que le Qi parcourt ces méridiens. Les méridiens principaux alimentent organes et viscères, les merveilleux vaisseaux viennent redistribuer cette énergie entre les 12 méridiens principaux, jouer un rôle tampon en cas de surcharge, etc.

Ainsi, un méridien Rein surchargé ou déficient (en pléthore ou en vide énergétique) sera au centre de plusieurs pathologies différentes comme celles liées aux liquides du corps, les os, les oreilles ou encore les cheveux.
La médecine chinoise identifie également un impact psychique lié à l’anxiété, l’insomnie, les peurs.
Des symptômes peuvent apparaître avec un méridien Rein déficient comme de l’asthme, de l’essoufflement, des oedèmes, des troubles de l’appareil uro-génital, etc.
Chaque méridien a également une période d’activité maximale dans la journée. Ainsi, avec l’heure solaire en référence, entre 17 et 19h, le méridien Rein connaît son pic d’activité. Un problème récurrent à heure fixe est un élément important à consigner pour identifier le méridien défaillant.
Le trajet du méridien Rein démarre sous le pied pour terminer sous la protubérance des clavicules et dispose de 27 points.

Points ? On y vient.

Le mode d’action, les points

Les méridiens sont donc un canal, et ce canal a des résurgences, des zones où l’on peut interagir avec lui. Ces zones sont communes aux humains, animaux, etc. Chaque méridien en a, et leur nombre est variable suivant les méridiens. Ces zones sont nommées points.

On parle donc de points d’acuponcture / acupression, suivant que l’on projette de les piquer avec une aiguille (acuponcture) ou de les stimuler avec un doigt (acupression). Ces points sont numérotés, et repérables sur le corps avec un toucher très léger, car ils forment des dépressions sur la peau. C’est subtil, mais c’est toujours étonnant au début. Les personnes pratiquant l’acupression notent également qu’ils sont comme attirés par les points, c’est une sensation très curieuse au début.

Ces points sont nommés ainsi : 1er point du méridien Rein deviendra : 1 Rein, ou 1Rn.
Ils ont également un nom tous en poésie qui signale souvent sa fonction. Pour 1Rn ce sera Yong Quan, ou Source Jaillissante, et se trouve sous la voûte plantaire.
Ce point étant LE point de stimulation du Qi, il est fréquent de chercher à la stimuler.
Mais d’autres pratiques comme le Qi Gong ne le stimuleront pas directement, l’on viendra par contre ouvrir ce point mentalement pour se charger en Qi terrestre ou tellurique.
Comprenez également qu’une dysharmonie osseuse dans cette zone gênera la captation naturelle de ce Qi, le travail de l’ostéopathe sur le pied viendra, sans que cela ne soit la raison de la consultation ni même forcement son intention, améliorer cet aspect (entre autres).

Il existe moult ouvrages et sites internet traitant de la localisation des points, et il est souvent intéressant de venir chercher à quoi correspond une zone régulièrement douloureuse sur le corps. Un point y est souvent associé, et la raison du problème ainsi expliquée.

On distingue, et c’est important, le système nerveux du système énergétique. Certes le corps étant plein de zones réflexe, et de terminaisons nerveuses, l’on se trouve parfois à proximité d’un nerf ou d’une veine ou d’un organe quand on travail sur un point. Mais l’acuponcture ne pique pas un nerf (heureusement !) et il s’agit bien de 2 systèmes différents.
On considère souvent que l’énergie précède la matière, et ce principe est ici totalement éprouvé.
La régulation du Qi (énergie) aura un impact sur le corps (matière). L’acuponcture n’est donc pas une stimulation d’un système nerveux dans l’approche de la Médecine Chinoise.

La finalité ? L’équilibre... enfin le Tao quoi !

Bon, ok. Cela permet de régler quelques petits bobos et douleurs, mais au final, un bon médicament et hop...

Et non ! Le médicament vient déconnecter certains éléments du corps physique pour calmer le symptôme, mais l’énergie précédant la matière, le Qi reste toujours perturbé. Avec le temps, le problème s’enfonce plus profond dans le corps, comme le corps, le système des méridiens s’adapte et donc compense.

En Chine on ne va pas voir le praticien en médecine chinoise quand on va mal, mais quand on va bien, et ce pour rester en bonne santé. Le Qi doit continuer de bien circuler, bien irriguer le corps, et l’on ne doit pas laisser des déséquilibres s’installer.
Si l’on est malade, c’est que le praticien n’a pas vu quelque chose (en gros).
Le praticien ne ferra d’ailleurs forcement appel aux points d’acuponcture, il peut aller puiser dans la pharmacopée chinoise qui permet de rétablir et stimuler un Qi défaillant.

Ce dernier paragraphe me permet de faire le lien avec le sujet initial qui supposait une petite incursion dans le monde des méridiens : Le Tao.

Le Tao est un but, une recherche d’équilibre parfait. Il est symbolisé par un symbole très connu, appelé souvent « celui du Yin et du Yang », qui s’appelle en fait Taijitu (Figure du Fait Suprême).

Taijitu

Il représente les 2 forces principales : Le Yin et le Yang.

Ce symbole mérite à lui seul des heures ou des paragraphes d’observation et de mise en relation tellement sa symbolique est forte. Prenons quelques aspects :

  • 2 couleurs, Blanc (Yang) et le Noir (Yin)
  • Dans la partie blanche (Yang) notons la présence d’un point noir (Yin), et inversement pour la partie noire (Yin)
  • La quantité de blanc (Yang) est égale à la quantité de noir (Yin)
  • Même quand le noir (Yin) prend toute la place, le blanc (Yang) est encore présent.
  • Le tout forme un cercle parfait

Ces quelques observations peuvent vous amener à comprendre la finalité du Tao : la recherche de l’équilibre. Yin et Yang doivent dans le corps (mais aussi dans la vie, nos actions) s’équilibrer parfaitement pour que les 2 forces, ou les 2 poissons célestes comme les appels les Chinois, trouvent leur point d’harmonie.

L’énergéticien vient donc influencer ces 2 forces, les faire circuler pour que naturellement elles retrouvent leur équilibre.

Il est intéressant au passage de noter que l’on retrouve ce symbole quasiment identique ou s’approchant dans plusieurs cultures, dont la culture celte.

La forme rappelle également le cycle, le recommencement, et l’on peut venir y calquer une horloge des saisons, entre autres choses.

Et pour s’extirper du Tao et entrer dans le Taoïsme (et donc entrer encore plus profondément dans le Tao…), attention à ne pas venir calquer une vision dualitaire à l’occidentale sur ce symbole. Point de Bien et de Mal dans cette approche, point d’approche manichéenne. Le Yang n’est pas plus valeureux que le Yin, il n’y a pas une bonne énergie et une mauvaise. Il y a simplement 2 forces. L’on peut alors parler de polarité.
Le Yin et le Yang sont ces 2 polarités qui à l’équilibre forment le Tao exprimé par le Taijitu.

Le meilleur théoricien de cette approche est sûrement Lao Tseu auteur du Tao Te King. L’esprit espiègle se souviendra des représentations populaires de Lao Tseu, toujours une bonne maxime dans sa manche prête à clouer le bec à un jeune impétueux par la justesse du propos, de son observation et son aspect poétique.

Concernant cette possible conception de la dualité et nous approcher du concept de relativité, très présent dans la philosophie du Tao, Lao Tseu nous dit cela :

Lorsque les gens voient certaines choses comme belles, d’autres deviennent laides.
Lorsque les gens voient certaines choses comme bonnes, d’autres deviennent mauvaises.
Être et non-être se créent l’un et l’autre.
Difficile et facile s’entretiennent lui et l’autre.
Long et court se définissent l’un et l’autre.
Haut et bas dépendant l’un de l’autre.
Avant et après se suivent l’un l’autre.

Ainsi le maître
agit sans rien faire
et enseigne sans rien dire.
Les choses apparaissent et il les laisse venir ;
les choses disparaissent et il les laisse partir.
Il a, mais ne possède pas,
agit, mais n’attend rien.
Son oeuvre accomplie, il l’oublie.
C’est pourquoi elle dure toujours.

"Tao Te King" - Lao Tseu

Le praticien en énergétique ne possède pas son action sur le patient, il ne recherche pas un contrôle sur celui-ci. Il est un moyen, il laisse passer les choses et ne s’y attache pas. Il conserve une vision toujours libre sur le monde et de ce qui l’entoure, et accepte la relativité de toutes choses.

C’est une vision profonde qui mérite, à tout instant, de méditer sur ce concept, car nous sommes formatés pour aller à l’opposé de ces aspects.

Et pour en revenir aux thérapies, cela s’applique pleinement dans la recherche d’équilibre d’un corps, d’un lieu.

Mais en parler plus longtemps serait punissable, car, comme Lao Tseu nous le dit  "[le Tao,] plus tu en parles, moins tu le comprends" ("Tao Te King" - Lao Tseu)

Le piège des mauvaises représentations

On le voit dans cette présentation qui se veut simplifiée et succincte, la barrière est parfois mince entre ce que l’on pourrait qualifier de cadre pratique, cadre philosophique et approche spirituelle. La spiritualité au sens occidental et religieux du terme n’a pourtant rien à faire ici. Il s’agit ici d’une spiritualité philosophique, dénuée de déités, de gourous, prêcheurs et autres aspects. Les maîtres ne sont maîtres que par le respect qu’ils inspirent, car ils vivent leur enseignement, pleinement, à la manière de certains philosophes antiques ou modernes.

Le concept du Tao est applicable à tout ce qui nous entoure. Les plus affûtés auront remarqué qu’il s’agit d’un système qui en apparence pourrait être binaire, voir ternaire avec la notion d’équilibre entre les 2 pôles. Il s’agit somme toute d’un système proche du fonctionnement neuro-électrique de notre corps (système nerveux qui envoi des impulsions, ou pas, audition qui active ce système nerveux, vu, etc.)

Mais le Tao est aussi cycle. Et les cycles font également partie de notre vie. Cycle des saisons, cycles lunaires, cycles menstruels chez la femme, cycle de la vie, cycle journalier et j’en passe.
Le Tao, dans ses cycles, structure la distribution de l’énergie. Par exemple, les méridiens sont en pléthore (au maximum de leur activité) 1 fois par jour chacun, dans un grand cycle journalier, cela assure une distribution et un rythme chrono biologique au corps. Les saisons sont cycliques avec des particularités en fonction de la saison et de la nature de l’énergie qui est dominante.

Ce cycle est moteur de la vie dans le Tao. Il est simplement présent, peut être altéré (en positif ou négatif) par l’action d’un praticien ou de son environnement afin d’en optimiser ou dégrader le fonctionnement.
On le voit la recherche du Tao, cet équilibre, est au centre de la plupart des démarches thérapeutiques modernes et la meilleure compréhension de ce rythme nous permet aujourd’hui d’envisager d’autres approches, d’autres compréhensions.

Mais plus important que tout, l’approche du Tao n’est pas liée à une religion. L’on pourrait objecté qu’étymologiquement oui elle l’est puisque religare (en latin, relier) serait la racine du mot. En ce sens oui, le Tao et ses principes nous relient tous.
Et même si le Litré (https://www.littre.org/definition/religion) nous dira que religare pourrait ne pas être la racine, mais qu’il s’agirait plutôt de relegere (en latin, recueillir), l’on ne pourra encore moins s’extraire de la définition puisque la recherche du Tao vise à recueillir le Qi (mais pas se recueillir devant le Qi)

Objectons qu’il s’agit ici d’étymologie et que le sens moderne des choses en diffère parfois. C’est plutôt l’aspect religion ordonné, structuré, qui ne convient pas ici.
Le Tao est libre, compatible avec toutes les formes de conception et de spiritualité du monde. Vous pouvez rester en parfaite harmonie avec vos propres croyances au travers du Tao, et c’est le message principal qu’il faut porter en conclusion, car c’est un outil formidable de compréhension du corps, du monde, de ce qui le traverse. Il ne fait pas appel à des chamans ou sorciers, simplement des êtres humains en l’occurrence qui cultivent cette énergie vitale qui nous entoure et viennent remettre un équilibre, en toute simplicité. Lao Tseu nous dit même en substance que tout est dans le non-agissement.

Et c’est pour cela que l’énergétique même si elle peut faire appel aux concepts, n’est pas du magnétisme, du Reiki, de l’Access Bar ou autre. Il n’y a pas d’appel, de symboles et autres choses (même si le magnétisme comme je le pratique en est dénué, et il peut l’être), juste l’expression simple du Qi qui nous mène vers le Tao. Mais très certainement ces approches nouvelles pour certaines reposent-elles sur le système énergétique tout utilisant d’autres vecteurs.

Je ne résiste pas à conclure par la citation suivante :

Le Tao est tel un puits :
sans cesse utilisé, mais jamais tari.
Il est comme le vide éternel :
empli d’infinies possibilités.

Il est caché, mais toujours présent.
Je ne sais qui lui a donné naissance.
Il est plus ancien que Dieu

"Tao Te King" - Lao Tseu

Ressources bibliographiques :
"Tao Te King" - Lao Tseu (plusieurs éditions et traductions)
"La Médecine énergétique. De la tradition aux applications modernes de l'art de guérir taoïste" - Gérard Edde (Éditions ABC)
"Précis d’acuponcture chinoise" - Académie de médecine traditionnelle chinoise (Editions Dangles)

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