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Bronzer intelligent

Le printemps prend forme, l’été s’approche, le temps d’ensoleillement augmente, les nuages ses dissipent, et les mauvaises habitudes par rapport au bronzage commencent. Nous avons dans notre société une très mauvaise gestion du bronzage qui mène à l’utilisation abusive de produits nocifs pour la peau, sous la sacro-sainte excuse du risque de cancer de la peau. C’est un risque qui ne fait aujourd’hui pas consensus au sein de la communauté scientifique, et il est difficile de trouver des études qui établissent de manière formelle ce risque. Plus embêtante, la surprotection aux rayons du soleil gêne le fonctionnement du corps, les crèmes perturbent cela, les lunettes de soleil posent problème et nos rythmes de vie et de vacance mènent à de mauvaises pratiques.

Ça fait beaucoup, non ? Détaillons.

Mais pourquoi bronze-t-on ?

Il faut nous arrêter quelques instants sur cela. Le bronzage n’est pas là pour rendre notre peau belle ou nous conformer à des critères sociaux d’esthétisme. Rappelons que la pratique institutionnalisée du bronzage dans nos contrées est moderne. Auparavant, le bronzage était lié aux travaux agricoles, et être bronzé était synonyme de travailleur manuel, ce qui n’était pas très flatteur dans les sphères de la haute société. L’on garde dans l’imagerie populaire des courtisans tournant autour de Louis XIV, tout poudrés de blanc. La peau blanche, opaline, était LE critère esthétique.

Mais il est inexacte d’imaginer que pendant ce temps personne ne bronzait. On le faisait, mais au rythme naturel du cycle des saisons, pas en mode transhumance estivale. Et il n’y a pas que nos contrées françaises, le reste du monde était soumis au soleil, avec des ensoleillements différents.

Le bronzage est une protection de la peau. C’est une lunette de soleil progressive qui se déploie sur la peau, un hâle qui vient progressivement permettre à la peau de supporter l’augmentation de l’ensoleillement. En Juin/Juillet la peau aura pris un hâle de bronzage suffisant pour supporter cette période de fort ensoleillement et de travaux agricoles intenses.

Concrètement, le soleil diffuse des rayons IR (Infrarouges) - la chaleur - et des rayons UV (ultraviolets) - des photodégradeurs, c’est à dire une longueur d’onde qui vient faire muter, casser, des composés.

Les UV sont la cause du problème lié au bronzage, on les soupçonne d’être responsables des mélanomes qui font partie des cancers cutanés.
Mais les UV sont aussi la raison du bronzage et ont des bienfaits pour le corps, ils sont même absolument nécessaires, car aidant à la synthétisation de la Vitamine D.

Le bronzage quant à lui est provoqué par une sythétisation par le corps de Mélanine, Mélanine qui a pour fonction de faire foncer la peau, ce qui la protégera partiellement des UV. D’où les pigmentations naturelles de la peau dans certaines régions du monde, les enfants naissant avec une sur pigmentation naturelle de la peau, car ces pays sont plus ensoleillés que chez nous.

Il y a ici un vrai cycle vertueux qui passé un cap devient spirale négative. Les UV vont avoir un impact positif qui va permettre au corps de synthétiser des éléments nécessaires, tout en se protégeant progressivement. Et puis il y a un moment où c’est trop pour lui et là on entre dans une agression profonde du corps.

Mais ce cap est plus loin qu’on ne l’imagine, pour peu que l’on ne mette pas des bâtons dans les roues de ce cycle.
Il ne faut pas non plus faire n’importe quoi. Les peaux diaphanes, très blanches, et les peaux peu bronzées n’ont pas de protection en place. L’exposition doit être très progressive le temps que le corps génère assez de mélanine pour que la peau change de couleur. Des peaux plus foncées quant à elle partiront avec un avantage dans l’épopée du bronzage.

Mais nous allons voir que ce bronzage va être gêné par toute une série de protection.

Lunettes de soleil et mélanine

C’est un des problèmes n°1 liés aux soucis de bronzage. Pour le comprendre, expliquons le rôle de l’oeil par rapport au bronzage. Et ce rôle démarre très tôt. Le corps est une machine lente à divers niveaux de communication, certains rapides (système nerveux), d’autres plus lents (le système hormonal / endocrinal par exemple). Et ces systèmes lents ne sont pas forcement au maximum de leur action en 2-3 jours.

Les lunettes de soleil ont pour rôle de limiter la quantité d’UV qui arrive à la rétine. Elles sont nécessaires et bénéfiques sur des surfaces réfléchissant 100% des UV comme la neige par exemple, sous risque de provoquer une overdose pour les yeux.

Mais les yeux sont aussi un organe important pour le corps, car en plus de « voir », ils sont l’organe qui permet de juger de la luminosité extérieure pour les organes internes.

Nous l’avons vu juste avant, la mélanine est le pigment qui vient matérialiser le phénomène de bronzage.

La mélanine est un groupe de composés dont les modes de synthèse ne sont pas encore tous élucidés. Ce que l’on sait c’est que l’hypophyse (ou glande pituitaire) joue un rôle dans le mécanisme qui mène à la sécrétion de cette mélanine.

Cette mélanine est sécrétée par la glande pinéale (ou épiphyse), et tire son nom de sa forme qui ressemble à un pignon de pain. Sa fonction est simple : prendre de la sérotonine, un dérivé des acides aminés, et transformer celle-ci en mélatonine, mélatonine qui a de nombreuses fonctions comme le maintient de la chronobiologie (comprenez entre autres les cycles jour / nuit et donc par extension le sommeil). Mais mélatonine n’est pas mélanine, par contre pour fonctionner la glande pinéale travaille avec une hormone importante de la peau, le Solitrole, activée par les UV.

Et au milieu de tout cela, nous avons notre oeil qui joue un rôle essentiel, il informe l’hypophyse de la luminosité. Or lorsque vous portez vos lunettes, le corps dispose d’une quantité d’UV filtrés et n’active donc pas la sécrétion des hormones nécessaires. Votre peau à la longue synthétise mal ces UV et le Solitrole s’en retrouve affecté.Tout le cycle s’en retrouve bloqué, et votre peau ne bronze plus, elle brûle, et votre rythme chronobiologue est abîmé.

L’on voit ici aussi la mauvaise idée des cabines de bronzage qui, et c’est heureux, car la dose est trop importante, filtreront voir empêcherons que les UV ne viennent à vos yeux tout en soumettant votre peau à des UV.

Ne portez vos lunettes de soleil que sur la neige quand le soleil est très fort, et limitez leur usage dès les premiers rayons du soleil pour ne les porter vraiment qu’en situation extrême.

Les crèmes solaires

Bonne idée sur le papier, moins bonne idée quand on observe leur composition, très mauvaise idée lorsque l’on comprend le fonctionnement du corps par rapport à cette protection qu’est le bronzage.

Le principe des crèmes est simple : filtrer les UV-A, un type d’UV considéré (c’est un débat) comme responsable des cancers de la peau. Aujourd’hui l’on commence à incriminer également les UV-B.

Pour ce faire, la plupart des crèmes utilisent de l’Avenbenzone, un dérivé chimique. Prit seul, ce composé peut s’avérer assez stable, mais sous l’exposition solaire, ce composé va s’exciter et se dégrader dans le meilleur des cas au fur et à mesure de l’exposition solaire. Il peut aussi transférer son énergie à des éléments biologiques ce qui cause quelques effets pas toujours souhaitables, mais l’industrie pétrochimique n’insiste pas outre mesure sur cet aspect.

Pour être efficace, il faut souvent renouveler l’application d’Avenbenzone puisque l’on considère qu’il perd entre 30 et 40% de sa couverture en 1h d’exposition. L’on peut réduire cet effet en y ajoutant de l’Octocylene, un ester, ou d’autres produits chouettes en -ène ou en -xyl.

Outre l’aspect purement chimique de ces produits, ils se composent également de parfums, de stabilisants, le tout formant un cocktail apposé sur la peau qui ne se volatilise pas, mais reste bien présent. La peau étant un « organe » de respiration pour le corps, elle est très poreuse et absorbe tout cela comme une éponge.

Certains pointent du doigt l’augmentation forte des cancers de la peau avec l’arrivée de ces crèmes. Aucune étude ne vient démontrer cela de manière fiable, mais il en va de même avec le lien soleil / cancer qui n’est pas prouvé de manière irréfutable aujourd’hui.

Ces crèmes pourraient être considérées comme dangereuses pour la peau du fait de leur composition, et si vous deviez vous protéger du soleil, il faut absolument trouver des produits les plus naturels possible.

Vitamine D

Et vient alors cette Vitamine D (ou calciférol), spécialité des laboratoires d’analyse et les prises de Vitamine D en ampoules ou compléments, produit bien classé dans les pharmacies et les officines de compléments naturels.

La Vitamine D est produite par dégradation d’un dérivé du cholestérol (le 7-déhydrocholestérol pour les curieux) sous l’effet des UV, plus particulièrement les UV-B. C’est un des effets bénéfique et problématique des UV, ils cassent des molécules par leur longueur d’onde. Ici nous avons une action bénéfique, parfois elle l’est moins.
Est alors produit un cholécalciférol et transite gentiment vers le foie qui le métabolisera en 25-hydro-vitamine D. Le rein prendra en charge la dernière étape, la transformation en 1-25-dihydroxy-vitamine D, autre nom pour ce que l’on appelle communément la Vitamine D (qui existe en fait sous plusieurs formes suivant son origine).

Dans les pays peu soumis à la lumière, la Vitamine D (D2 ou D3) va provenir de sources d’alimentation. Les poissons gras sont les premiers apports en Vitamine D (Huile de foie de morue, Hareng, Maquereaux, sardines, saumon), mais aussi les abats (le foie principalement), les oeufs, le fromage, le beurre. Il s’agit en fait là essentiellement de Vitamine D3, d’origine animale, c’est en fait le petit nom du cholécalciférol.

Un apport végétal existe également, mais n’a pas complètement la même portée, c’est la Vitamine D2, ou Ergocalciférol. Elle provient essentiellement de l’ergostérol, un champignon notamment parasite du seigle.

Il s’agit pour la D3 et la D2 de vitamines d’origine naturelle malgré le discours ambiant laissant penser que seule la D2 est naturelle. Il faut pour les 2 extraire la partie Vitamine D de produits naturels, l’un étant végétal (D2) l’autre animal (D3). Il faut également plus de de D2 que de D3 à portée équivalente.

Mais plus encore, il y a la notion de biodisponibilité, c’est-à-dire la capacité du corps à venir prendre cet apport et en perdre le moins possible dans le processus de digestion, et aucun complément, que ce soit la D2 ou la D3 n’ont de meilleures biodisponibilités que les apports nutritifs cités plus haut combinés à une exposition au soleil.

Mais crèmes et lunettes gênent la vitamine D, car ces dernières bloquent une partie du cycle hormonal nécessaire à cette transformation.

Pourtant un nombre croissant d’études tendent à établir qu’une exposition de 20 minutes en moyenne chaque jour (bras, visage, et torse / dos si possible) suffisent à avoir un apport adéquat en Vitamine D. Surtout qu’il n’y a pas de surdose possible ainsi, les UV, passant un stade, détruisant la Vitamine D tout en étant responsable de sa production lors dune longue exposition.

Tout est question de bon sens

Comprenons, si vous découvrez le soleil sur une plage de l’atlantique ou de la Méditerranée le 5 Aout et que vous avez décidé de vous faire 1 semaine de bronzage de 11h à 17h non-stop, c’est loupé. Vous allez vraiment faire du mal à votre peau, l’apport en Vitamine D sera faible, eh oui, votre peau blanche ne sera pas équipée encore.

Vous allez mettre de la crème solaire, limiter les bienfaits de cette exposition, agresser votre peau, la gaver de produits chimiques dangereux lorsque dégradés à la lumière solaire et sur le long terme. Le risque de cancer de la peau est sûrement à chercher ici d’ailleurs quand on voit que nombre de mélanomes se développent sur des zones non exposées.

  • Établissez plutôt une exposition progressive de votre peau au soleil. Celle-ci a besoin de temps.
  • Limitez l’usage des lunettes de soleil. Votre oeil s’habituera plus facilement à la forte luminosité, et votre système endocrinien amorcera la production de mélanine.
  • Ne vous exposez pas au soleil de midi, c’est le plus fort, et votre peau n’étant pas prête, vous allez l’abîmer de cette haute dose d’UV.
  • La vitamine D produite à fleur de peau est abîmée par un savonnage en fin de bronzage.
  • Rincez-vous sous l’eau, mais sans savon après un bain de soleil.
  • Avant de bronzer, évitez les produits acidifiants comme la viande, les oeufs, le fromage, le sucre, les aliments frits. Ils créent trop de déchets en surface de la peau qui viendront fermenter lors de l’exposition au soleil.

Vous le voyez, c’est dès maintenant qu’il vous faut préparer votre corps non pas au bronzage en soit, mais à l’établissement de cette protection et apport bénéfique de l’ensoleillement. Peu d’ensoleillement est nécessaire, et surtout ne vous surprotégez pas.

Le soleil est bénéfique tant que nous l’utilisons avec la modération nécessaire. Si les protections solaires peuvent sembler être une bonne idée, de plus en plus de doutes existent sur les cocktails chimiques qu’ils forment.

Se protéger

Si vous souhaitez tout de même protéger votre peau, tant que celle-ci n’a pas foncé suffisamment, vous pouvez utiliser l’huile de coco ou l’aloe vera. Votre peau sera nourrie en même temps qu’un bronzage, en évitant les expositions à durée excessive.

Si vous souhaitez vraiment bronzer, les pays nord-africains connaissent bien le mélange citron - huile d’olive. Ce baume ainsi obtenu n’est surtout pas à utiliser en début de bronzage, si votre peau est blanche. La cuisson que cela provoquerait à votre peau aurait des effets à long terme. Mais vous pouvez l’utiliser une fois le bronzage assez établit, et surtout pas à midi au soleil. C’est une forme d’accélérateur de bronzage (comme un autobronzant).

Enfin pour les plus aventureux, l’urinothérapie est connue pour avoir de très bons effets sur les coups de soleil, donnant à la peau une odeur de foin. C’est une technique connue de longue date par les navigateurs, particulièrement les naufragés.

Envisager un souci d’assimilation

Le phénomène de bronzage et d’assimilation de la Vitamine D suppose un bon fonctionnement de notre système endocrinien, mais aussi une bonne tolérance du corps aux substances fondamentales.

Votre corps a pu développer une intolérance ou allergie soit au soleil, soit aux substances liées à la réaction aux UV.

Il existe des solutions naturelles pour rétablir un bon fonctionnement du corps, Bye-Bye Allergies en est une. Lors d’un traitement de fond Bye-Bye Allergies, beaucoup des substances et éléments liés à ces aspects-là seront testés et traités si nécessaires.

Cela est particulièrement pertinent de s’y intéresser si l’on a des soucis pour bronzer ou encore si l’on a développé une allergie au soleil, type leucite, ou encore si après exposition l’on se retrouver avec des problèmes de peau.

Une allergie aux produits chimique et leurs dérivés peuvent aussi exister, et sont à traiter, car ces produits ne quittent pas forcément le corps.

 

En conclusion, bronzez intelligemment, dès maintenant, car cette période printanière joue un rôle crucial dans la bonne acceptation par notre corps de l’ensoleillement plus important qui nous attend.

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